Déméter / Cérès
Attributions
Mère de la terre, déesse de l’agriculture, de la germination et la maturité de la moisson, du blé et de la terre protectrice, Déméter assure l’abondance et l’épanouissement de la terre cultivée, car c’est elle qui enseigna aux humains l’art de l’agriculture.
Attributs
Les animaux qui lui sont consacrés sont la truie, le bélier et la grue. Les céréales sont sa propriété, on la retrouve donc souvent entourée de gerbe de blé, d’épi et de pavot. Les objets qui la représentent sont la faucille et le flambeau. Par contre, elle rejette particulièrement la grenade et les fleurs. Elle et sa fille Perséphone étant souvent aperçues ensemble, on leur donne le nom des «deux déesses» et elles ont comme attributs commun le serpent.
Amours
Zeus
Déméter eut comme amant son frère Zeus de qui elle eût le beau Iacchos et sa fille favorite, Perséphone.
Iasios
Lors du banquet donné en l’honneur du mariage entre Cadmos et Harmonie, Déméter fit la rencontre de Iasios et en tomba amoureuse. Ils se glissèrent hors de la maison et s’accouplèrent dans un champ. À leur retour, Zeus comprit ce qui venait de se passer entre eux et, furieux à l’idée que Iasios ait touché à Déméter, le frappa à mort de sa foudre.
Poséidon
Lors de sa quête de Perséphone, Déméter fût convoitée par son frère Poséidon. Afin de lui échapper, elle se transforma en jument, mais le dieu s’en aperçut et se métamorphosa lui aussi en cheval et de leur union naquit le cheval Arion.
Perséphone
Hadès, à la fois souverain des Enfers et frère de Déméter, s’éprit de Perséphone, la fille que Déméter eut avec Zeus. Il demanda sa main à son frère, mais elle lui fût refusée. Qu’à cela ne tienne, un beau matin où la douce jeune fille cueillait des fleurs dans un champ, la terre s’ouvrit et il en surgit Hadès venant capturer sa nièce.
Avant d’être attirée sous terre, Perséphone poussa un grand cri que sa mère entendit. Elle passa donc 9 jours et 9 nuits à sa recherche, mais en vain. Complètement désespérée, elle demanda, en compagnie d’Hécate, alla questionner Hélios (le soleil), le dieu qui voit tout. Il leur avoua que c’était bel et bien Hadès qui l’avait enlevé.
Déméter, furieuse, continua à errer sur la terre, la privant de ses bons soins, ce qui empêchait les arbres, les fleurs et l’herbe de pousser. Zeus lui somma de reprendre ses activités, mais Déméter restait ferme : elle ne reprendrait pas ses services de déesse tant que sa fille ne lui serait pas restituée. N’ayant pas le choix, Zeus ordonna à Hadès de rendre Perséphone à sa mère. Celui-ci accepta à condition que la jeune fille n’ait pas mangé la nourriture des morts, persuadé qu’elle n’aurait pas pu jeûner tout ce temps. Il fut donc très surpris d’apprendre que la belle n’avait rien mangé durant son séjour et fût forcé de la rendre.
Cependant, juste au moment où Perséphone se mettait en route pour retrouver Déméter, un jardinier des Enfers témoigna qu’il l’avait vu cueillir une grenade et en manger sept grains. Lorsqu’elle apprit cette déclaration, Déméter, plus triste que jamais annonça encore une fois qu’elle ne retournerait pas sur l’Olympe et qu’elle n’enlèverait pas sa malédiction sur la terre.
Zeus fit donc un compromis : Perséphone passerait trois mois de l’année avec Hadès, et serait reine du Tartare, et les neuf autres mois avec sa mère sur Terre.
C’est pour cette raison que trois mois par année, lorsque sa fille est dans l’obscurité du monde souterrain, Déméter se retire sur la terre pour pleurer et abandonne ses obligations de déesse. C’est l’hiver.
Culte
La base de l’économie grecque reposant principalement sur l’agriculture, Déméter était une déesse très vénérée. Elle assure l’abondance et l’épanouissement. Les temples de Déméter étaient nombreux et très visités. On institua en son honneur à Eleusius des mystères ou fêtes mystérieuses célébrées par les dames romaines vêtues de blanc.
Une légende raconte que les Phigaliens dressèrent en son honneur une statue de bois qui fût brûlée par accident. Suite à incident, les Phigaliens négligèrent le culte de la déesse et furent punis d’une affreuse disette qui ne cessa que lorsque la statue fut rétablie.